ASSOCIATION NATIONALE DES SOUS OFFICIERS DE RESERVE DE L'ARMEE DE L'AIR et de l'ESPACE
 BUREAU NATIONAL : 16 bis avenue Prieur de La Côte d'Or CS 40300 94114 Arcueil Cedex tel: 01 70 25 57 43 
Groupement RhĂ´ne-Alpes et Section RhĂ´ne-Loire MĂ©tropole de Lyon
Siège Administratif : Cercle Mixte de garnison de Lyon Quartier Générale Frère 22, avenue Leclerc 69363 LYON Cedex 07
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ANORAAE Secteur 640 AIN-RHÔNE-LOIREANSORAAE Section RHÔNE-LOIRE/DRÔME-ARDECHE Métropole de Lyon & Groupement Rhône-Alpes 

Nous remercions Jean-Luc DESCHAMPS, de nous avoir transmis des informations de son ancien site internet

WEB MASTER : Jean-Luc DESCHAMPS et Christian CASON

DIVERSES ACTIVITES DE L'ANSORAA DANS NOS VILLES ET VILLAGES

LES SPORTIFS DISPARUS DURANT LA GRANDE GUERRE

ACTIVITES SECTION SUR LE CALENDRIER CI-DESSUS

Vous pouvez parcourir le calendrier, pour avoir, jour par jour ou, mois par mois les activités et les devoirs de mémoires de la section

Organisation du Comité départemental de liaison des Anciens combattants résistants et déportés de la métropole de Lyon

Celle-ci s'est déroulée ce samedi 23 mars 2024. Ils furent 424 dont le célèbre coureur de fond Jean BOUIN, ainsi que de nombreux coureurs cyclistes, des rugbymen, des footballeurs. Beaucoup de ces sportifs avaient demandé à servir dans l'armée de l'air, qui à cette époque était considérée plus comme un sport que comme une arme. Roland Garros s'était notamment porté volontaire.

Aujourd'hui, le devoir de mémoire est porté par nos jeunes des Escadrilles Air Jeunesses (EAJ) de base aérienne 942 de Lyon Mon Verdun "Capitaine Jean Robert" et celle de la base aérienne 278 d'Ambérieu en Bugey "Lieutenant-Colonel Chambonnet".

La BA942 était représenté par son commandant de base le Colonel Rémy PAÏUSCO, et la BA278 par le Lieutenant-Colonel Thierry BOUVARD.

l'Association Nationale des Officiers de Réserve ainsi l'Association Nationale des Sous-Officiers de Réserve de l'Armée de l'Air et de l'Espace étaient présentes avec les drapeaux de l'ANSORAAE et de l'ANORAAE.

Chaque jeune a pu citer un de leurs héros sportifs de la Grande Guerre, de nombreuses personnalités civiles et militaires étaient présente, ainsi que de nombreux porte-drapeaux de l'association des porte-drapeaux du Lyonnais.

Le président du comité de liaison Daniel PEREZ, présente les autorités suivantes :

Madame Sylvie Tomic, Adjointe au Maire de Lyon, Madame Isabelle Ramet conseillère régionale AURA, Madame Zemorda Khelifi vice-présidente de la métropole de Lyon, Monsieur Jean-Jacques Brun conseiller départemental du Rhône, Monsieur Hervé Brun adjoint au Maire du 6 ème, Monsieur Daouda Ouattara délégué du comité lyonnais du souvenir Français, le LCL Philippe Creuzet DMD, le LCL Arino Groupement départemental de la Gendarmerie du Rhône, Monsieur Thomas Pröpstl consul général d'Allemagne, Monsieur Alain Devornique président de l'ANORAAE secteur 640, Monsieur Christian Cason président de l'ANSORAAE section Rhône-Loire/Drôme-Ardèche et Métropole de Lyon.

 

 

 

Discours de Mme Sylvie TOMIC adjointe au Maire de Lyon

Je voudrais vous remercier tout d’abord pour votre présence. Merci au comité de liaison, aux vaillants porte-drapeaux, aux jeunes des EAJ, à l’ensemble des personnes qui ont fait le déplacement. C’est un honneur pour moi de représenter, dans cette cérémonie, la ville de Lyon, en qualité d’adjointe à la mémoire. Et de pouvoir rendre gloire et justice à une certaine forme d’esprit chevaleresque, en évoquant le souvenir des disparus.
Alors que les préparatifs des Jeux olympiques de Paris 2024 s’accélèrent (et qu’à cette occasion Lyon y recevra non seulement des épreuves, mais y jouera aussi un rôle de territoire d’accueil pour de nombreuses délégations étrangères et leurs équipes, ainsi que pour les bleues) nous sommes réunis aujourd’hui pour rendre hommage aux sportifs de haut niveau qui sont tombés pour la France, dans les combats aériens de la Grande Guerre.
Nous ne pouvons naturellement le faire sans rappeler, au préalable, que ce premier conflit mondial, qui a embrasé tous les continents d’une manière ou d’une autre, a été le théâtre abominable d’une tuerie jusqu’alors inégalée, qui coûta la vie à plus de dix millions de jeunes gens combattant dans les différentes armées. Huit millions de nos concitoyens furent mobilisés. Parmi eux, un million et demi périrent. Deux millions d’Allemands. De part et d’autre, le double fut sévèrement blessé. 
Le combat dans les tranchées fut d’une extrême brutalité, nul ne l’ignore et nul ne doit l’ignorer. Les monuments aux morts qui parsèment notre territoire national sont là pour le rappeler. Les représentations mentales que nous avons gardées de ces malheureux fantassins fauchés par les mitraillettes, pulvérisées par les obus, en proie aux gaz ou pris dans les barbelés n’épuisent pas les horreurs vécues dans ces batailles épouvantables. 
Lyon – je veux dire Lyon et ses environs – en ces temps-là, était une « capitale de l’arrière » d’où partaient des troupes, un vaste hôpital surtout ; enfin un territoire dédié à l’industrie de guerre avec ses usines, ses lieux de transport et de production.
Et puis, ce qui est aujourd’hui la Métropole de Lyon, Lyon avec ses communes limitrophes, était aussi un vaste terrain d’aviation. 
C’est particulièrement vrai pour Villeurbanne qui a joué un rôle pionnier dans la conquête de l’air avant-guerre, notamment avec son terrain de la Poudrette… où s’étaient rassemblées près de 100 000 personnes le 7 mai 1910, pour observer et suivre les compétitions de vitesse, de distance et d’altitude. Qui mettaient aux prises la crème de l’aviation européenne. C’est aussi vrai pour Monplaisir. Pour Bron…
Bron devenu, entre 1914 et 1918, d’abord un aérodrome d’essais pour les prototypes destinés à l’armée. Puis, dit-on, le plus important centre d’aviation en France. Notamment à partir de l’école créée par le Lyonnais Albert Louis Kimmerling, grand joueur de Hockey et pilote d’essai émérite, malheureusement décédé dans un accident en 1912. Mais non sans avoir eu l’honneur de donner un baptême de l’air à Edouard Herriot au préalable. A Bron, furent formés pendant la Grande Guerre près de 12 000 hommes au pilotage, à la mécanique et à l’assemblage d’avions.
Il faut dire que notre territoire a joué tout du long un rôle majeur dans l’histoire de l’aviation. Avec, déjà sous l’Ancien Régime, l’un des tout premiers vols habités… puisque c’est de la plaine des Brotteaux qu’a décollé le 19 janvier 1784, « Le Flesselles » – une Montgolfière. Un siècle plus tard, en 1889, le club aéronautique lyonnais était créé, qui multiplia les expériences les plus audacieuses. Entre-temps, le dessinateur de talent et théoricien lyonnais Louis Mouillard avait rédigé « L’empire de l’air », établissant notamment la théorie du gauchissement ; et expérimenter de folles machines volantes. Une source d’inspiration pour les frères Wright…
L’Histoire a retenu aussi qu’en 1892, l’aéronaute Pompeïen-Piraud a fait décoller un ballon nommé « L’Espérance », de la place Bellecour. Qu’en 1905, le Lyonnais Ferdinand Ferber a effectué le premier parcours aérien européen avec un appareil « plus lourd que l’air » et équipé d’un moteur à explosion. Et que la même année, Gabriel Voisin, qui avait fait ses classes à Lyon, ouvrit la première usine d’aviation du monde avec son frère Charles… avant de concevoir, plus tard le fameux « biplan Voisin » … puis que des milliers d’aéronefs de combat ne sortent finalement de ses lignes de production.
Enfin, notons que des pilotes de renom comme René Fonck et le Lyonnais Edouard Lumière, tous deux officiers pendant la guerre, s’entraînaient à Lyon.
Le second est d’ailleurs décédé en 1917 aux commandes d’un avion anglais, tandis que le premier a survécu à la 1re guerre mondiale, comme chacun sait. 
Pour ne pas en rester à un cas particulier, on peut livrer cette statistique terrible : un tiers des pilotes engagés dans des opérations aériennes a péri pendant ce conflit. Notre admiration pour les prouesses réalisées par les « as de l’aviation » ne doit jamais faire oublier à quel point l’exercice était dangereux et l’exigence immense. 
Car, on l’a bien compris, hors même de la tenue d’éventuels combats, on prenait déjà des risques à monter dans ces assemblages incertains de bois et de draps, avant même que la guerre n’éclate et que les armes ne s’enflamment. C’est cette réalité qui transparaît dans le témoignage de l’aviatrice Marie Marvingt, paru le 10 décembre 1910 dans la « Revue illustrée », au sujet de son premier vol en solitaire à bord de l’Antoinette – son appareil : « J’appréhendais un peu l’atterrissage, mais il fut très normal. Enfin, j’avais volé. Ce nouveau sport n’est à nul autre comparable. C’est, à mon avis, l’un des plus grisants qui, j’en suis sûre, deviendra l’un des plus pratiqués. Jusque-là, beaucoup d’entre nous tomberont encore, mais cette perspective ne fera pas reculer les plus vaillants. Tout en se dévouant à la cause nouvelle, ceux qui ont vraiment une âme d’aviateur, trouveront dans la lutte avec l’atmosphère… une large compensation aux risques à courir. Il est si délicieux d’être oiseau ! »
Au début du conflit, le terme « avion » venait tout juste de rentrer dans le langage courant. Pour beaucoup, il était synonyme d’exploit, d’aventure, de sport. D’où – on l’imagine aisément – le type de personnalités qu’il pouvait attirer. D’autant qu’il faisait vite froid lorsqu’on montait dans les airs. Une bonne résistance physique, une robuste constitution et le goût des acrobaties étaient certainement des propriétés attendues de la part des postulants, dans cette période de massification des aéroplanes.
En effet, au tout début de la guerre, on ne dénombrait qu’un peu plus d’une centaine d’appareils en France… et un peu plus de deux cents Outre-Rhin. Tandis qu’à la fin, en 1918, on en comptait plus de 3000 côtés hexagonaux et environ 2600 en Allemagne.
Je ne rentrerai pas dans la technique, vous la connaissez infiniment mieux que moi. Les Fokker germaniques, les Albatros et les Spad Français, les Sopwith Camel britanniques sont entrés dans la légende. Ils font rêver les amateurs. Nous, nous devons nous rappeler que c’est l’investissement et le dévouement de patriotes et de passionnés qui ont permis des évolutions techniques extraordinaires à rythme accéléré, pour faire changer qualitativement et quantitativement la nature de nos escadrilles.
D’abord des avions de reconnaissance destinés à guider l’artillerie en évaluant les positions adverses, des tentatives maladroites de les bombarder également … que les limites de la charge utile embarquée empêchaient d’aboutir au stade de procédé militaire réellement efficace. Puis « une chasse » pour escorter les avions de reconnaissance et « une chasse » pour affronter la chasse ennemie. Étant donné que la connaissance des lignes adverses était susceptible de changer le cours de la bataille. Comme on l’a vu, dans un sens ou dans l’autre, d’abord au cours de la « guerre de mouvement », lors de la première bataille de la Marne. Puis ensuite, au cours de la bataille de la Somme….
Les duels aériens ont peu à peu pris toute leur importance. À la fois en raison de leurs conséquences sur la validité des stratégies déployées puisque ceux de leurs issues dépendaient de la valeur des informations récoltées. Mais aussi, du fait du fort impact psychologique sur le moral des troupes, déterminant pour la victoire finale. Au travers des répercussions médiatiques des succès glanés par les brillants représentants respectifs, dans les airs, des deux camps. 
Si bien qu’on peut dire de ceux qui sont tombés qu’ils ne sont pas morts en vain. Leur sacrifice a grandement compté et leur mémoire mérite d’être honorée autant que leurs enseignements retenus.
Les Canadiens avaient Billy Bishop, les Britanniques Edward Mannock, les Allemands Manfred Von Richthofen. Nous, nous avions nos « as » : Charles Nungesser, René Fonck, Georges Guynemer…
Pour ce dernier, une chanson avait été écrite. Elle disait :
« O Guynemer, petit oiseau de France,
Enfant sublime, exquis prince charmant,
Où que tu sois dans l'univers immense,
Nous sommes sûrs de ton attachement.
Tu peux guider à travers les tempêtes,
Les routes d'hier, les frères de demain.
Et tendrement, pour épargner leur tête,
Leur insuffler ton pouvoir surhumain »
Derrière l’héroïsation restée gravée dans la culture populaire, il faut retenir qu’en des temps terribles où la mort rôdait impitoyablement dans la boue des tranchées… ces courageux virtuoses, ces « chevaliers du ciel » ont apporté non seulement leur écot décisif à une entreprise humaine parmi les plus compliquées, mais ont aussi propagé dans les éthers… un rayon de lumière et de rêve. Éclairant les ténèbres. 
À ce titre, n’oublions pas ce qu’ils ont légué, n’oublions pas ce qu’ils étaient. Honneur à eux.
Je vous remercie.


 

Message du Président de la République :

Ce 8 mai ne ressemble pas à un 8 mai. Il n’a pas le goût d’un jour de fête. 

Aujourd’hui, nous ne pouvons pas nous rassembler en nombre devant les monuments de nos villes, sur les places de nos villages, pour nous souvenir ensemble de notre histoire. 
Malgré tout, la Nation se retrouve par la pensée et les mille liens que notre mémoire commune tisse entre chacun de nous, cette étoffe des peuples, que nous agitons en ce jour dans un hommage silencieux. 

C’est dans l’intimité de nos foyers, en pavoisant nos balcons et nos fenêtres, que nous convoquons cette année le souvenir glorieux de ceux qui ont risqué leur vie pour vaincre le fléau du nazisme et reconquérir notre liberté.  
C’était il y a 75 ans. 
Notre continent refermait grâce à eux le chapitre le plus sombre de son histoire : cinq années d’horreur, de douleur, de terreur. 

Pour notre pays, ce combat avait commencé dès septembre 1939.
Au printemps 1940, il y a 80 ans, la vague ennemie avait déferlé sur les frontières du Nord-Est et la digue de notre armée n’avait pas tenue. 
Nos soldats pourtant s’étaient illustrés à de nombreuses reprises. Ceux de Montcornet, d’Abbeville, de Gembloux ou de Stone, les hommes de Narvik, les cadets de Saumur, l’armée des Alpes avaient défendu avec vigueur notre territoire et les couleurs de notre pays. 
Ils sont « ceux de 40 ». Leur courage ne doit pas être oublié. 
Dans le crépuscule de cette « étrange défaite », ils allumèrent des flambeaux. Leur éclat était un acte de foi et, au cœur de l’effondrement, il laissait poindre la promesse du 8 mai 1945. 

Cette aube nouvelle fut ensuite conquise de haute lutte par le combat des armées françaises et des armées alliées, par les Français Libres qui jamais ne renoncèrent à se battre, par le dévouement et le sacrifice des Résistants de l’Intérieur, par chaque Française, chaque Français qui refusa l’abaissement de notre nation et le dévoiement de nos idéaux. 
La grande alliance de ces courages permit au Général DE GAULLE d’asseoir la France à la table des vainqueurs.
La dignité maintenue, l’adversité surmontée, la liberté reconquise, le bonheur retrouvé : nous les devons à tous ces combattants, à tous ces Résistants. 
A ces héros, la Nation exprime son indéfectible gratitude et sa reconnaissance éternelle.

Le 8 mai 1945, c’est une joie bouleversée qui s’empara des peuples. Les drapeaux ornaient les fenêtres mais tant d’hommes étaient morts, tant de vies étaient brisées, tant de villes étaient ruinées. A la liesse succéda la tristesse et la désolation. Avec le retour des Déportés, les peuples découvrirent bientôt la barbarie nazie dans toute son horreur…

Rien, plus jamais, ne fut comme avant.
La fragilité révélée de nos vies et de nos civilisations nous les rendit plus précieuses encore. Au bout de cette longue nuit qu’avait traversée le monde, il fallait que l’humanité relevât la tête. Elle venait de découvrir horrifiée qu’elle pouvait s’anéantir elle-même et il lui fallait désormais refaire le monde, de fond en comble, ou à tout le moins « empêcher que le monde ne se défasse », selon le mot de Camus. 
Ce fut l’heure, en France, de l’union nationale pour fonder « les beaux jours » annoncés par le Conseil National de la Résistance et bientôt retrouvés. 
L’heure, en Europe, de l’effort commun pour bâtir un continent pacifié et fraternel. 
L’heure, dans le monde, de construire les Nations unies et le multilatéralisme.  

Aujourd’hui, nous commémorons la Victoire de ce 8 mai 1945, bien sûr, mais aussi, mais surtout, la paix qui l’a suivie. 
C’est elle, la plus grande Victoire du 8 mai. Notre plus beau triomphe. 
Notre combat à tous, 75 ans plus tard.

Vive la République !
Vive la France !

Emmanuel Macron

 

Présence de l'ANSORAA pour la commémoration à SAINT GENIS LES OLLIERES le 08 Mai 2021

LENTILLY COMMEMORATION DU 20 JUIN 1940

L’armée française avait placé aux entrées nord de Lyon des troupes françaises et coloniales dont le 25 RTS (Régiment de Tirailleurs Sénégalais) à Chasselay et ses environs pour barrer la vallée de l’Azergues à l’avancée des troupes allemandes.
Le 20 juin 1940 en matinée, un violent combat s’engage à Chasselay. La lutte est inégale (un contre cent). Les allemands feront de nombreux prisonniers français et massacreront à la mitrailleuse les soldats sénégalais qui seront même écrasés par les chars. Ces atrocités seraient, à la suite de la découverte en 2019 de clichés inédits et selon l’historien Julien Fargettas, attribuées à la 10ième Panzerdivision de la Wehrmacht.
Dans la commune voisine de Lentilly, 18 tirailleurs sénégalais seront tués dont 13 abattus à la mitrailleuse dans le vallon du lieu-dit Valluy. Leurs dépouilles seront exhumées le 08 mai 1942 en présence de Jean Marchiani, secrétaire général de l’Office départemental des Mutilés, Combattants, Victimes de la guerre et Pupilles de la Nation (ainsi que du maire de Lentilly, Xavier Jeantet, et Jean Vinzent, ancien combattant) et transférées au Tata sénégalais (nécropole nationale) à Chasselay au lieu-dit Vide-Sac où reposent 188 soldats dont deux légionnaires.
Une stèle avait été érigée en 1947 sur le lieu de l’exécution. Le 08 mai 2002, à la demande des anciens combattants, elle fut déplacée et dressée près de l’église de Lentilly, elle rappelle le sacrifice de ces hommes.   
Le samedi 04 décembre 2021 en matinée, un humble hommage leur a été rendus par l’Association des Anciens du 9ième Régiment du Génie (AA9RG). Son président Jean-Paul Pozzo di Borgo, également président de l’Association des Réservistes Interarmées de Lyon Métropole (ARIAL), a, au cours de son allocution, relaté les circonstances de ce tragique évènement. Après l’ouverture du ban, les noms des tirailleurs identifiés furent cités et pour les tirailleurs inconnus, le numéro de leur stèle au Tata fut précisé. Après la minute de silence puis les sonneries réglementaires, interprétées à l’euphonium par Karl Heinz Puhl (porte-fanion de l’AA9RG), la Marseillaise fut entonnée par les participants.    
Monsieur Eric Polny, premier adjoint, a remercié les anciens combattants de Lentilly, son président  Michel Lemercier (ancien du 36ième bataillon du Génie en Algérie) ainsi que les associations patriotiques présentes avec leurs huit porte-drapeaux dont la section Ansoraa Rhône Loire Métropole de Lyon représentée par son adhérent Gérard Cateni. 
A l’issue de la cérémonie du souvenir, l’ensemble des participants se sont retrouvés à Lentilly-Rivoire pour le repas de cohésion de l’AA9RG chez Chantal Carra, adjointe communication de l’ARIAL et adjudant-chef de la réserve citoyenne de l’armée de l’air et de l’espace en ce jour (04 décembre), fête de Sainte Barbe, patronne du Génie.

Article Jean-Luc DESCHAMPS

Mise en ligne le 27/12/2021 par Christian CASON

Photo : Stèle avec à gauche Olivier Treillard, porte-drapeau de Ceux de Verdun et à droite Gérard Cateni de la section Ansoraa Rhône Loire Métropole de Lyon.
Crédit photo : Jean Paul Pozzo di Borgo

LA SAINTE GENEVIEVE AVEC LA COMPAGNIE DE GENDARMERIE DE L'ARBRESLE SUR LA COMMUNE DE VAUGNERAY

Sainte Geneviève des Ardents, dont la date de sa fête fut instaurée le 26 novembre par le pape Innocent II, est devenue depuis le décret du 16 mai 1962 signé par le pape Jean XXIII (sur demande de l’évêque des Armées et du père  Wagner, aumônier national), la sainte patronne de la gendarmerie nationale.
Cette année, la compagnie de gendarmerie de l’Arbresle a planifié la cérémonie le mercredi 03 décembre 2021 à 16h30 à Vaugneray. 
Le major Bertrand Gadrat, de la gendarmerie communale, recevait et guidait les invités au seuil de l’église.
L’office religieux a été célébré par l’aumônier de la gendarmerie Donatien Davaine en l’église de Saint Antoine. Il a rappelé ce qui incarne sainte Geneviève, à savoir le courage, la volonté et la résistance face à l’adversaire. Elle a exhorté en l’an 451 la population de Lutèce à protéger la cité devant la menace des troupes d’Huns d’Attila puis en 470 lorsque la capitale était assiégée par les Francs de Clovis. Pendant l’office, un hommage a été rendu aux morts en service et la prière du gendarme fut adressée à sainte Geneviève. 
Treize drapeaux d’associations patriotiques, placés autour de l’autel, dont ceux du groupement Rhône Alpes (porté par son secrétaire Christian Cason) et de la section Rhône Loire Métropole de Lyon (porté par Jean-Luc Deschamps) ont salué l’engagement de celles et ceux qui, sous l’uniforme de la gendarmerie, œuvrent au quotidien pour la protection et la défense des citoyens. 
La délégation de l’ANSORAA était conduite par son président de section Michel Bennier accompagné de son épouse Pierrette adhérente.
A l’issue, les participants ont été conviés à se rendre à la salle des fêtes pour un vin d’honneur. Le lieutenant-colonel Frédéric Rubens, commandant de la compagnie, a tenu une allocution au cours de laquelle il a adressé ses remerciements au maire Daniel Julien pour avoir accueilli sur ses terres cette traditionnelle cérémonie puis tout particulièrement à madame Nathalie Serre (députée de la huitième circonscription du Rhône) et à madame Sophie Cruz (présidente de l’agence régionale Auvergne Rhône Rhône-Alpes Orientation) ainsi qu’aux autres autorités civiles et militaires pour avoir honoré de leur présence cet évènement annuel.
Le commandant de compagnie a aussi évoqué le bilan annuel des actions menées par son personnel. C’était aussi l’occasion de rappeler l’attachement aux valeurs et d’approfondir le sens de l’engagement au service public.

Article Jean-Luc DESCHAMPS

Mise en ligne le 27/12/2021 par Christian CASON

Photo : Délégation ANSORAA avec (de gauche à droite) Sophie Cruz, Daniel Julien, Michel Bennier, Christian Cason, Didier Fieulaine et Jean-Luc Deschamps.
Crédit photo : Pierrette Bennier